SUZUKI Masao, professeur

suzuki2.jpg■Spécialité : Littérature française moderne et contemporaine


■Domaine de recherche

 Ma spécialité est l'étude de la littérature française du XXème siècle. A l'origine, je m'intéressais à la littérature japonaise moderne mais, sur des auteurs tels que Kobayashi Hideo, Fukunaga Takehiko, Endô Shûsaku, Mishima Yukio ou Ôe Kenzaburô, la littérature française a exercé une telle influence que c'est d'abord afin de mieux comprendre ces écrivains que je me suis inscrit en cours de littérature française, dont la richesse et la profondeur ont eu vite fait de me séduire.
Mon plus grand choc littéraire a été de découvrir l'œuvre de Le Clézio. C'est par volonté d'atteindre à une meilleure intelligence de cet auteur que je me suis engagé dans un cycle de recherche en littérature française. Après environ cinq ans d'études en France, j'ai soutenu en 2005, à l'université Paris, une thèse de doctorat dans laquelle, à travers une analyse chronologique des textes, je m'efforçais de retracer l'évolution intellectuelle et stylistique de Le Clézio en reliant celle-ci à la critique de l'Occident moderne élaborée par l'auteur.
Pour l'heure, mes recherches ne sont plus cantonnées à Le Clézio, mais s'élargissent à toute la littérature moderne et contemporaine, dans laquelle, prenant pour fil conducteur la « critique de la modernité occidentale dans sa relation intime avec la curiosité pour les univers non-occidentaux », j'essaie de saisir à nouveaux frais l'histoire de la littérature et de la pensée. Concrètement Michaux, Artaud, Camus, Duras, Koltès sont autant d'auteurs qui m'intéressent par le point de vue relativiste qu'ils portent sur l' « Occident ». 

■Mes cours

Pendant mes cours, la première étape consiste à lire une œuvre le plus précisément possible et à bien comprendre ce que son auteur a voulu dire. Face au texte, il s'agit de suivre exactement l'intention de celui qui l'a écrit, sans sombrer dans des interprétations arbitraires ou une lecture hystérique, et de respecter la voix de l'autre en tant qu'autre. Il convient ensuite d'approfondir notre intelligence du contexte historique, social et culturel qui lui a donné naissance. Finalement, dépassant l'époque et le lieu, surgira quelque chose de « l'humain » universel, sur lequel nous entreprendrons de réfléchir. Etre pris par le charme d'un livre au point d'en tourner impatiemment les pages pour mieux en jouir, par-delà des mots qui ne sont pas ceux de notre langue maternelle, atteindre à ce monde inconnu qui se révèle d'un coup et, dans ce bref instant, être pris d'une ivresse étonnée, telles sont les expériences que je voudrais partager avec tous mes étudiants.